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1854, près de Benton (Alabama, Etats-Unis) - 1947, Montgomery (Alabama, Etats-Unis)

Né esclave dans la plantation de coton de George Hartwell Traylor, Bill Traylor est affranchi après la guerre de Sécession, mais choisit de rester dans la plantation. Selon la légende, il aurait eu vingt-deux enfants. Il perd sa femme en 1938, déménage à Montgomery, où il travaille dans une fabrique de chaussures, puis, l’âge venant, devient "homeless" et dort dans une entreprise de pompes funèbres. Il se met à dessiner à quatre-vingt-quatre anset passe ses journées sur les trottoirs de Monroe Street. Il utilise tous les supports à sa disposition - bouts de papier, cartons récupérés, fonds de boîtes -, et la moindre irrégularité du matériau s’intègre à sa composition. Son monde rempli d’animaux familiers et de personnages évoque la vie de la ferme, les bagarres, les anecdotes, les difficultés de son existence. En trois ans, il réalise à peu près mille cinq cents dessins. En 1942, il part vivre avec ses enfants à Detroit, puis à Washington. Pendant cette période, il ne dessine pas ou très peu. Après la Seconde Guerre mondiale, il retourne à Montgomery, tombe malade et et perd une jambe à la suite d’une gangrène. Il meurt peu après dans une maison de santé.

VOIR AUSSI : PATTON (Phil). Bill Traylor, High Singing Blue, Hirschl & Adler Modern, New York, 1997.

DANCHIN (Laurent), LUSARDY (Martine). Art Outsider et Folk Art, Des collections de Chicago, Halle Saint Pierre, 1999.

MARESCA (Frank), RICCO (Roger). Bill Traylor, His art - His life, Alfred Knopf, New York, 1991.

 
 
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